Regroupe trois villages: GIGEAN, POUSSAN et MONTBAZIN
Père André Zontek - P. Jean-Rémi Razafimahatratra, vicaire. ANNONCES DU 30 avril au 10 mai 2026(Historique de l'agenda) |
91. Jn 17, 20-26, VII Dimanche de Pâques,C, Réflexion 2022
Sœurs et Frères
Ce dimanche, nous sommes toujours au dernier repas du Christ avec ses disciples, une scène qui occupe une grande partie de l'évangile selon saint Jean. Jésus leur a déjà enseigné l'amour mutuel qui sera, pour le monde, le signe qu'ils sont ses disciples (voir évangile du Ve Dimanche de Pâques ; cf. Jn 13,34). Le Christ leur a promis aussi la présence constante de son Père et de la sienne, ainsi que l'assistance de l'Esprit Saint, pour tous ceux qui garderont sa Parole. (voir l'évangile du VIe Dimanche de Pâques).
On retrouve dans ce comportement de Jésus les habitudes communes de ceux qui sont sur le départ, même s’ils ne sont pas forcément croyants. Ces derniers peuvent, de la même façon, donner des conseils à leurs proches, leur demander de rester unis et aimants et leur promettre qu’ils resteront présents dans leur vie d’une autre manière.
Mais aujourd’hui, en ce VIIe Dimanche du temps pascal, l’auteur du quatrième évangile nous montre que le Christ fait un pas de plus – Il prie pour ses disciples. Il se tourne vers son Dieu et leur Dieu : le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob (voir Mc 12, 18-27). Le Christ intercède pour ses disciples auprès de son Père. Il entre dans l'intimité de son cœur et, par l’intercession de sa propre confiance en Dieu, Il les met dans « ses mains ». Jésus confie ses disciples à « Quelqu'un » qui est plus grand que Lui, et Il veut que l'amour de son Père soit en eux. Dans cette prière, Jésus demande que ses disciples soient unis entre eux. Il ne demande pas qu’ils soient tous pareils. Il demande qu’ils participent à la communion de cet amour qui unit le Père et le Fils.
Il n’est pas facile d’être unis, non seulement entre nous les chrétiens de différentes dénominations, mais encore entre chrétiens d’une même paroisse. Cependant ce qui nous permet de le rester, c'est de puiser dans l'unité entre le Père et le Fils ; c’est-à-dire dans l’unité qui est toujours intacte et qui est au-delà de tous les « d’accord », de tous les « arrangements ». Si notre « unité » repose seulement sur nos forces humaines, elle sera toujours sujette aux obstacles et même interrompue, car nous sommes faibles. Mais toute « unité » bâtie sur celle du Père et du Fils ouvre devant nous la perspective d’une « unité » durable, rassurante et constructive.
Il ne s’agit donc pas de s’efforcer d’atteindre un idéal inégalé. Il s'agit de croire que dans l’amour de Dieu, je peux trouver non seulement un désir d’unité dans mon Église, ma paroisse, ma famille et mon foyer, mais aussi et peut-être surtout, l’inspiration et la force pour y parvenir.
Bon Dimanche à tous et très bonne fête à toutes les Mamans à qui j’adresse mon plus beau sourire,
Votre frère, Bogdan