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9. Mt 14, 22-33, XIX Dimanche du Temps Ordinaire, Réflexion 2020

     Dimanche dernier, nous nous sommes penchés sur une scène stupéfiante où Jésus a multiplié cinq pains et deux poissons pour une foule immense. Aujourd’hui nous voyons le Christ agir ainsi : « aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, (Il) obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive » (v. 22).

    Avant de monter dans la barque avec les disciples, une petite explication de cette précipitation du Christ qui « obligea » (le mot grec enagkasen on pourrait traduire aussi par contraindre) les siens à quitter la foule et cette ambiance pleine d’enthousiasme. Pourquoi Jésus est-il si pressé ? Il semble vouloir éviter un malentendu sur sa personne et sa mission (voir Jn 6, 14-15). C’est bien de se rappeler que Jésus ne voulait pas devenir, en utilisant notre langage contemporain, « une célébrité » et que, en conséquence, le chemin de notre foi ne doit pas nous servir pareillement pour nous apporter un statut meilleur dans notre vie quotidienne que celui des autres.

    Donc, nous sommes tous avec les plus proches du Christ dans la barque, qui pendant la nuit, traverse le lac de Tibériade (autrement dit la mer de Galilée). Nous connaissons bien ce récit, que nous pouvons trouver également dans les Évangiles selon Saint Marc et Saint Jean (Mc 6, 45-52 ; Jn 6, 16, 21). Mais il y a une chose qui nous pouvons trouver seulement chez Mathieu. C’est un épisode avec Pierre qui peut susciter en nous une bonne méditation sur notre foi (v. 28-32).

     Pierre, comme les autres disciples, est effrayé. Néanmoins il demande à son Maître qu’Il lui donne un signe et il commence à marcher sur les eaux. « Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : Seigneur, sauve-moi ! ».
     Cette scène nous montre quelque chose. Nous sommes ici, parce que chacun de nous est en route vers Jésus pour le connaître de plus en plus. Nous l'avons, Lui. Mais en vérité, nous découvrons que pendant ce chemin il y a un vent contraire – quelque épreuve, quelque expérience plus forte que nous, par exemple : les blessures de mon enfance qui m’empêchent de m’épanouir, les défauts de mon caractère, les problèmes familiaux, la maladie. Soit disant toutes les choses qui, comme « la force du vent contraire » me font peur, qui attirent mon attention à tel point que je perds de vue Jésus. Il s’agit du Christ qui me dit : « Viens ! ». Dans le moment difficile, crucial, de ma vie, je suis invité à Lui faire confiance contrairement au « vent contraire », et quand je commence à m’enfoncer, crier : « Seigneur, sauve-moi ! ». Le Christ viendra vers nous et « étendra la main », au bon moment pour notre foi et notre vie.

    Le problème n'est pas que le Christ n'est pas présent. Le problème est que nous les chrétiens, nous cherchons sauver notre vie ailleurs, souvent en aggravant notre situation ; et nous nous éloignons de Dieu. Tandis que Jésus doit être la première Personne vers qui nous nous tournos.