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 68. Mc 13, 24-32, XXXIII Dimanche du temps ordinaire, B, Réflexion 2021.

Sœurs et Frères 

     Dans l’évangile de ce dimanche nous voyons, une fois encore, le Christ poursuivre son enseignement auprès de ses disciples, après son entrée triomphale à Jérusalem. Il n’est pas loin de son arrestation. Toutefois nous constatons que, dans notre récit d’aujourd’hui, il y a beaucoup plus de choses imprécises qu’évidentes. Jésus, de façon mystérieuse, annonce son retour, se servant de la langue apocalyptique caractéristique de son époque : une époque où beaucoup de ses compatriotes attendaient la « fin du monde ». Alors, est-ce que Jésus a eu l'intention d’effrayer ses auditeurs et nous par conséquent ? A-t-il essayé de nous livrer un message d’amour tout en excitant notre peur, notre effroi, notre désespoir ? Est-il possible que Dieu se soit contredit ? On préfèrerait effectivement un évangile plus encouragent ; nous avons suffisamment de contrariétés en ce moment : le virus est encore là, les prix augmentent, l’avenir de l’Église et de notre pays ne se présente pas trop bien, etc…

Dans cet extrait d’Évangile, nous trouvons un certain nombre de phénomènes extraordinaires : des interventions de Dieu, déjà annoncées dans l’histoire d’Israël par les prophètes de l'Ancien Testament (voir Is 13,10 ; 24, 23 ; Am 5, 20).

    Dans le propos de Jésus nous trouvons aussi ces mots : « Cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive ». Jésus a commencé son enseignement aux environs de la trentaine de sa vie. A l’époque, en Israël, on ne dépassait pas la quarantaine. Donc, très probablement, Jésus prévoyait la destruction du temple de Jérusalem dans les soixante-dix ans à venir.

Et Jésus dit encore à ses auditeurs, et à nous évidemment, que : « le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas ». Le ciel et la terre étaient pour les Juifs signes de stabilité et d’invariabilité. On jurait même sur le ciel et la terre pour rendre crédible un serment.

     Il y a beaucoup de commentaires qui expliquent ces mots de Jésus. On peut être d’accord avec eux ou pas. On peut les discuter. Mais ce n’est pas très important présentement. Nous ne sommes pas très différents des gens à qui Jésus enseignait à son époque ni de ceux de notre société. Comme eux, nous interprétons aussi les signes de notre existence et nous réfléchissons à la vie à venir de notre génération et des futures générations ; nous cherchons le sens des événements actuels. Il est dans la nature des choses que la réalité de notre époque nous interroge. Nous aussi nous cherchons des appuis, des certitudes sur lesquelles nous pouvons construire notre vie. Mais quels sont ces appuis solides ? Ce sont évidemment l’amour solide, l’amitié solide, les connaissances solides, la situation sociale solide etc. Tout cela met en évidence notre faiblesse, notre fragilité. Cette expérience est celle de tous, quelle que soit l’origine religieuse.

     Qu’est-ce qui nous distingue des autres hommes puisque nos problèmes quotidiens sont identiques ? À vrai dire, peu de choses. Cependant pour nous les chrétiens, c’est dans les événements de notre vie que nous pouvons apprendre à discerner la présence de Dieu et son action. Notre génération a pour obligation de découvrir Dieu dans sa propre vie, comme c’était le cas de chaque génération de chrétiens avant nous.

      Nous pouvons expliquer l’histoire contemporaine en nous basant sur les évènements du monde ou sur l’histoire de Dieu qui agit dans cette histoire contemporaine. Observée de l’extérieur la différence n’est pas très grande, mais pour nous chrétiens elle est essentielle, totale. Nous tous dans l’Église, nous devons apprendre à nous identifier à Jésus et à son Message ; Jésus qui nous dit aussi dans cet Évangile : « Sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte ». Le Christ n’est pas venu pour nous effrayer. Par sa Mort et sa Résurrection il a vaincu la mort, le mal et la peur pour nous offrir à jamais le chemin de la Lumière et de l’Espérance.

Encore une chose. Jésus nous dit « mes paroles ne passeront pas » Quelles paroles ? Ce Dimanche, puisque notre Église catholique organise la Journée mondiale des pauvres, nous pouvons nous rappeler ces mots de Jésus « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 36).

Bon Dimanche à tous !