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5. Mt 13, 1-23, XV Dimanche du Temps Ordinaire, Réflexion 2020

     Notre Évangile d’aujourd’hui commence un cycle des paraboles sur le Royaume de Dieu. Il faut nous rappeler que la parabole, en général, utilise les événements bien connus de notre quotidien. Elle veut nous faire entrer dans un autre monde : moral, spirituel, pas visible physiquement. Son but, c’est de faire changer notre point de vue. Ici, ce qui est rare, Jésus, Lui-même donne tout de suite des explications à sa parabole.
    Néanmoins, en lisant cet Évangile, nous pouvons nous poser la même question comme les disciples du Christ : pourquoi parle-t-Il en paraboles et donne-t-Il des explications seulement à ses disciples ? Ce n’est pas bien dans notre contexte où beaucoup de gens se battent pour que nous soyons égaux à tous les niveaux !
On peut dire qu’il n’y rien d’étrange à ce que le Christ fasse la distinction entre la foule et ses disciples. L’Évangile selon Saint Mathieu nous prouve que Jésus d’abord enseignait la foule en l’appelant à la conversion (Mt 4,17) ; puis Il créa une petite communauté composée des Douze pour les former (Mt 4,18 et suivantes; Mt 10,1-38).
    Cependant, il nous faut rappeler que l’enseignement de Jésus en paraboles, suit immédiatement le récit des polémiques avec les Pharisiens et avec ceux qui, comme eux, ne veulent pas reconnaître en Jésus le Messie envoyé par Dieu.
   Les Pharisiens et les scribes, ce sont ceux qui symbolisent des gens qui « entendent et ne comprennent pas ». Pourquoi ? Tout dépend de la disposition du cœur qui est comme la terre en qui Jésus ne cesse semer sa parole. Quel avantage ont eu les disciples de Jésus, qui n’ont pas été instruits dans les Écritures Saintes (soit disant dans la Bible) par rapport aux pharisien et aux scribes. Ils ont été capables de prendre devant l’enseignement de Jésus, l’attitude des disciples. Un disciple c’est quelqu'un qui sait très bien qu’il a besoin d’être instruit, qui veut entendre pour avancer dans sa vie auprès de son maître. Il ne s’agit pas de comprendre quelque chose intellectuellement.


Il s’agit d’ouvrir son cœur qui est toujours disposé pour accueillir la Parole de Dieu, comme nous avons la soif de quelque chose de plus ; comme nous désirons cette Parole et que nous sommes vraiment d’accord pour que son potentiel et sa puissance changent notre vie selon la volonté de Dieu, pas la nôtre. Et si c’est le cas, les mots de la première lecture - « ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission » - ces mots se réaliseront merveilleusement dans notre vie. Et ce qui plaît à Dieu, ça sera certainement notre joie et notre bonheur, parce que la Parole de Dieu le Père ne veut pas faire mal à son enfant [Dieu ne peut pas agir contre Lui-même].

    « L’accès ou l’exclusion du Royaume se décident par l’accueil ou le refus de la personne et de l’enseignement parabolique de Jésus ; il n y a pas de neutralité possible »*.
     Après l’enseignement de Jésus dans la synagogue de Capharnaüm, beaucoup de ses disciples ont cessé de l’accompagner. Jésus s’est tourné vers ses disciples avec cette question : « Voulez-vous partir, vous aussi ? Simon-Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu » (Jn 6 41-69).

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* voir la note pour Mt 13,13 de TOB - Traduction œcuménique de la Bible, édition cerf 2012.