Regroupe trois villages: GIGEAN, POUSSAN et MONTBAZIN
Père André Zontek - P. Jean-Rémi Razafimahatratra, vicaire. ANNONCES DU 30 avril au 10 mai 2026(Historique de l'agenda) |
24. Mc 1, 1-8, II Dimanche de l'Avent, B, Réflexion 2020
Quand nous regardons les événements de notre vie, nous reconnaissons que tout a eu un commencement.
Nous savons nous souvenir de la première fois où nous sommes allés à l’école, quand nous nous sommes rendus à notre premier travail, quand pour la première fois, nous sommes tombés amoureux, (etc.). Je me souviens, par exemple, du jour où je suis arrivé en France.
Nous savons aussi attendre le début de quelque chose de très important pour nous. Et nous attendons que cela arrive.
L’auteur de L’Évangile d’aujourd’hui commence son récit sur Jésus de cette façon : « Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu ». À cette époque là, dans ce contexte de la culture gréco-romaine, le terme « la bonne nouvelle » était utilisé pour annoncer quelque chose d'extraordinaire. Nous parlons d’une grande victoire sur les ennemis de l'empire ou la naissance du futur roi (comme par exemple la naissance d'Auguste). La naissance de l'héritier du trône pour les gens, c’était une sorte d’assurance de la pérennité de la dynastie et la stabilité dans le pays.
Nous voyons aussi qu’au début de son message, Marc nous montre tout de suite la personne de Jean le Baptiste. L’homme qui vit au désert tout seul. Nous ne savons pas grand chose de son activité. Mais on peut avoir l'impression, que toute sa vie consistait à attendre et montrer Celui qui, « nous baptisera dans l'Esprit Saint ». Comme si Jean le Baptiste voulait dire : « Voici votre Dieu ! Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout » (première lecture).
Jean le Baptiste désigne Jésus parce qu’il savait, dans son cœur, qu’en Lui il pouvait rencontrer Dieu le Père. Nous attendons le Christ. Comment cela est-il possible ? C’est possible parce qu’un jour quelqu'un d’ordinaire comme nous, dans sa vie « banale » comme la nôtre, nous a montré (par sa charité, par sa bienveillance, par la connaissance de sa propre religion, par sa participation à la vie de sa paroisse, etc.) Jésus. Le Christ, pour cette personne, qui est devenu un jour le fondement de sa vie, et la plus Belle Nouvelle de sa vie quotidienne.
Nous nous préparons à la venue de Jésus. Mais aussi, de plus en plus, nous nous préparons afin de pouvoir dire à d’autres personnes (accablées par le covid-19, les soucis familiaux, un avenir incertain) : « Voici votre Dieu ! » Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout ». Pour que dans leur vie, ces personnes aient l’annonce de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu ».
Chaque chrétien est invité à inscrire dans sa vie personnelle « la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu ». Grâce à cela, il peut transmettre la foi vivante.
Il n’y a pas de changement dans notre vie au départ, sans la présence de la Bonne Nouvelle qui s’installe et la nourrit.
On pourrait dire qu’en attendant Noël, nous attendons le début de quelque chose nouveau dans notre vie. Pour vous c’est quoi ?
Nous qui nous sommes déjà baptisés est-ce que nous attendons, encore une fois, d’être plongés dans « l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu » ?