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 236. Is 66, 18-21, XXI Dimanche du Temps Ordinaire, C, Réflexion 2025

Sœurs et Frères

    La température ne baisse pas et … pas le choix, je dois tenir ma parole et préparer pour vous ma modeste réflexion de ce dimanche - sourire. Mais, par chance, nous tombons encore aujourd’hui sur un livre de l’Ancien Testament que j’ai déjà commenté à plusieurs reprises. Donc, passons directement à notre première lecture tirée du livre du prophète Isaïe. Il s’agit plus précisément d’un extrait de ce que l’on appelle « Troisième Isaïe » (chapitres 56 à 66 ; voir plus - réflexions 149, 209). Il est utile de se souvenir que ce « Troisième Isaïe » fut écrit dans le contexte du retour des Hébreux à Jérusalem après leur exil babylonien (entre 537 et 520 av. J.-C.). En conséquence, on peut comprendre que ces événements tragiques, aient laissé des traces et influencé le regard des Juifs sur leur propre religion. Cela, nous pouvons le constater en lisant la fin du livre du prophète, et aussi notre texte.

    Nous sommes donc au dernier chapitre du livre d’Isaïe, dans la partie intitulée « Discours eschatologique », selon la Bible de Jérusalem. Autrement dit, il s’agit d’un passage conclusif qui évoque, je dirais, quelque chose de nouveau, « un changement radical », qui concernera « toutes les nations, de toute langue », et pas seulement les Juifs – peuple de l’Alliance, peuple Élu de Dieu¹. Et ce changement radical à venir sera accompagné de « signes ».
Un de ces signes sera l’envoi vers les nations, de rescapés (on traduit aussi « survivants ») de l’exil en Babylonie. Je cite la Bible de Jérusalem : les « ‘survivants’ des nations (cf. Is 45, 20-25), sont les convertis, et ils sont envoyés prêcher la foi jusqu’au bout du monde. Il est remarquable que ces premiers ‘missionnaires’ dont il est question soient des païens convertis »². Un autre signe : « parmi eux », Dieu prendra « même les prêtres et les lévites ». Cela signifie que « le Seigneur appellera au sacerdoce [ne pas confondre avec le sacerdoce d’aujourd’hui] : ou bien des Juifs revenus de la diaspora, sans qu’on exige d’eux une ascendance sacerdotale (voir Esd 2,62 ; Ne 7,64) ; ou bien des étrangers convertis qui auront tout fait pour faciliter le retour des caravanes juives, sans qu’on exige d’eux une ascendance israélite (voir Is 56,3-7). »³.

    Sœurs et Frères, notre récit met l’accent sur la dimension universelle du projet de Dieu pour tous (ce que l’on appelle « l’universalisme religieux »), y compris les païens (cf. Is 40-55). On ne s’en rend pas compte aujourd’hui, mais ce fut une véritable révolution à l’époque. Une « révolution » qui dépendait de la fidélité des « rescapés » au « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » (cf. Ex 3,6 ; Mc 12,26-27). Une fidélité édifiée sur le vrai culte de Dieu, dont nous parle tout le chapitre 66 d’Isaïe⁴. Ainsi, aujourd’hui comme hier, tout passe par le cœur d’un homme, d’une femme ; un cœur où se décide non seulement la relation de chacun vis-à-vis de Dieu, mais aussi vis-à-vis d’autrui. C’est ce que souligne Jésus dans l’évangile de ce dimanche. Jésus qui nous dit clairement que le vrai culte de Dieu n’a rien à voir avec l’injustice de ce monde qui affecte la vie de mon prochain. Le vrai culte de Dieu c’est accueillir toujours plus ses Paroles (pour nous, les chrétiens, l’Évangile de Jésus-Christ) et permettre à ces Paroles de vivre en moi.

Bon Dimanche à vous tous, toujours au frais - sourire,
Votre frère Bogdan

Message important,
P.S. Mes chers lecteurs j’ai deux messages à vous transmettre, un mauvais et un bon. Je commence par le mauvais – à partir du 1er septembre, je ne serai plus le curé de la Paroisse du Bon Pasteur. Donc les réflexions dominicales contenues dans mon panier - « Une graine de moutarde » - ne seront plus postées sur le site de la Paroisse du Bon Pasteur à partir de cette date. Mais la bonne nouvelle, c’est que vous pourrez quand même recevoir ces réflexions directement sur votre adresse mail, envoyées directement de mon adresse mail – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Pour les recevoir ou pour se désabonner de mes réflexions, il faudra me le communiquer. Autrement dit, au mois de septembre vous recevrez ma réflexion directement dans vos boîtes mails ; pour la suite, ce sera à vous de décider si oui ou non vous souhaitez continuer ; vous me communiquerez alors votre décision – sourire.

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¹« Toutes les nations seront converties et ramèneront les dispersés d’Israël à Jérusalem en offrande à Dieu, mais c’est Israël qui reçoit les promesses éternelles. Nulle part ailleurs dans l’Ancien Testament l’universalisme et le particularisme ne sont à un tel point juxtaposés. ». Selon la note de la Bible de Jérusalem pour Is 66,18-24, édition du Cerf 2000.
²Selon la note de la Bible de Jérusalem pour Is 66,19, édition du Cerf 2000.
³Selon la note de la TOB pour Is 66,21 - Traduction œcuménique de la Bible, édition Cerf 2012.
⁴ « Sanctuaire et rites n’ont de sens, en effet, que s’ils se réfèrent à une vie religieuse et morale authentique ; devant le prophète, il y a des fidèles qu’il veut encourager, mais aussi des pervertis qu’il veut alerter. Cette division de la communauté va marquer tout le chapitre ; elle se fait jour à propos du Temple et du culte : à côté des vrais amis de Dieu (v. 2 et 5a) il y a ceux qui pratiquent une religion frelatée et s’exposent ainsi aux conséquences de leur choix (v. 3-6) ; tandis que les serviteurs de Dieu jubileront dans une Jérusalem rénovée (v. 7-14), les impies trouveront leur fin (v. 15-17). Pareil jugement intéresse non seulement les fils d’Israël, mais encore toutes les nations, et ses deux aspects seront stables, aussi bien son aspect consolant (v. 18-23) que son aspect désolant (v. 24) : c’est leur docilité ou leur hostilité à Dieu qui décidera finalement du sort de tous les hommes. ». Selon la note de la TOB pour Is 66,1 - Traduction œcuménique de la Bible, édition Cerf 2012.