Regroupe trois villages: GIGEAN, POUSSAN et MONTBAZIN
Père André Zontek - P. Jean-Rémi Razafimahatratra, vicaire. ANNONCES DU 30 avril au 10 mai 2026(Historique de l'agenda) |
234. Sg 18, 6-9, XIX Dimanche du Temps Ordinaire, C, Réflexion 2025
Sœurs et Frères
Ce dimanche, nous nous penchons sur un extrait du livre de la Sagesse ; ce livre qui - nous le savons déjà – sourire, ne fait pas partie du canon de la Bible hébraïque (voir la réflexion n°154). Dans notre Bible, il fait partie de l’Ancien Testament et forme avec d’autres livres, comme celui de Qohèleth, médité dimanche dernier, l’ensemble des « livres de Sagesse ».
Et donc, c’est un message de sagesse qui nous attend dans notre petit extrait. Certes, notre texte est « petit » quant à sa longueur, mais il est « lourd » de sens pour la religion juive comme pour nous, les chrétiens. « Que veut nous dire par là, le Père Bogdan ? »
Je veux dire tout simplement que le fil rouge du livre de la Sagesse consiste à transmettre la vraie sagesse de la vie ; et que notre petit extrait, s’il s’adresse au Peuple Élu, nous Chrétiens nous pouvons en profiter aussi – sourire. Pour cela, penchons-nous avec attention sur ce texte « fondateur » dans la religion juive et qui évoque la place de Dieu dans la vie de tous les êtres humains.
Nous y trouvons notamment cette phrase, au verset 8 du chapitre 18 : « En même temps que tu frappais nos adversaires, tu nous appelais à la gloire. » ; une phrase qui peut paraître énigmatique. Elle exprime, cependant, des réalités très concrètes pour les Juifs. À savoir que « l’extermination des premiers-nés d’Égypte, la célébration de la Pâque et l’Exode désignaient définitivement Israël comme le peuple de Dieu, (cf. Dt 7, 6+) »¹. Cet éclairage, complété par les notes au bas du texte, peut nous dire pas mal des choses, à nous les gens d’aujourd’hui. Car nous souhaitons toujours, consciemment ou pas, faire progresser notre vie et « être sages » dans l’existence. Pour nous croyants, il s’agit d’une sagesse dont la racine ne se trouve pas dans nos propres réflexions et nos « analyses ». Pour ceux qui croient en un seul Dieu, la racine de la sagesse, c’est notre propre expérience de Dieu et pour nous les chrétiens, en la personne de Jésus-Christ, mort et ressuscité pour nous. Autrement dit, la source de notre sagesse se trouve à l’extérieur de nous et elle est indépendante de nous. Et c’est une bonne nouvelle. Parce que toujours, à tout moment, et autant que nous le souhaitons, nous pouvons profiter de cette source pure et fiable de la Sagesse. La Sagesse, qui nous conduit hors de nous-mêmes, afin que nous puissions découvrir la beauté et la plénitude de notre humanité, malgré nos faiblesses. Bien évidemment, une telle sagesse ne nous conduira pas à être plus « malin », plus instruit, plus cultivé que ceux qui ne croient pas en Dieu. Franchement, pour cela, nous n’avons pas besoin de Dieu, mais seulement de nos efforts.
En revanche, même si je suis moins « malin », moins instruit, moins cultivé que les autres, grâce à ma relation quotidienne avec Dieu, en Jésus-Christ, en la force de l’Esprit Saint qui est l’Union de Deux, je peux devenir chaque jour une belle personne, frère ou sœur de tous. Ce qui est la vraie Sagesse pour nous les enfants du Dieu unique.
Bon Dimanche à chacune et chacun de vous !
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Message important,
P.S. Mes chers lecteurs j’ai deux messages à vous transmettre, un mauvais et un bon. Je commence par le mauvais – à partir du 1er septembre, je ne serai plus le curé de la Paroisse du Bon Pasteur. Donc les réflexions dominicales contenues dans mon panier - « Une graine de moutarde » - ne seront plus postées sur le site de la Paroisse du Bon Pasteur à partir de cette date. Mais la bonne nouvelle, c’est que vous pourrez quand même recevoir ces réflexions directement sur votre adresse mail, envoyées directement de mon adresse mail – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Pour les recevoir ou pour se désabonner de mes réflexions, il faudra me le communiquer.
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¹Selon la note pour Sg 18,8 de la Bible Jérusalem, édition du Cerf 2000. Pour en savoir plus, quand l’auteur, dans le verset 6, nous parle de « nos Pères » il nous faut savoir qu’il s’agit : « Soit des Patriarches, informés de la servitude et de la sortie d’Égypte (voir Gn 15,13-14), soit des Hébreux de l’Exode à qui Moïse fit connaître d’avance la nuit pascale (voir Ex 12,21-28). »
Pour les autres termes :
- « les fidèles descendants des justes » : « littéralement ‘les pieux enfants des bons’, c.-à-d. les descendants des Patriarches ».
- « offraient un sacrifice » : c’est une « allusion au sacrifice de l'agneau pascal dans chaque maison. »
- pour la phrase, « ils consacrèrent d’un commun accord cette loi divine », « littéralement ‘ils établirent d’un commun accord la loi de la divinité’. L’auteur semble faire remonter à ce moment de l’Exode, les lois sur la participation de toutes les tribus à la Conquête (Nb 32,16-24) et sur le partage égal du butin (Nb 31,27; Jos 22,8). » Selon les notes de la TOB pour Sg 18,6.9 - Traduction œcuménique de la Bible, édition Cerf 2012.