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Père André Zontek - P. Jean-Rémi Razafimahatratra, vicaire. ANNONCES DU 30 avril au 10 mai 2026(Historique de l'agenda) |
207. Solennité de l’Épiphanie du Seigneur, C, Réflexion 2025
Sœurs et Frères
Franchement mes chers lecteurs, je ne vous cache pas que je suis tenté de me mettre « en pause », en « stand-by » comme disent les Anglais - clin d’œil. Parce que pour cette fête de l’Épiphanie, nous retrouvons une liturgie de la Parole que nous connaissons bien, et parce que j’ai déjà commenté la première lecture - sourire.
Cependant, je ne voudrais pas vous décevoir. Et puis, même si nous connaissons bien les textes, nous pouvons toujours y trouver quelque chose pour notre vie. Parce que la Parole de Dieu c’est la lumière de notre existence. Et aussi, parce que cette année, notre vie intérieure n’est pas forcément la même que l’année dernière.
Ce qui me paraît également très important, c’est de nous dire qu’un chrétien ne doit pas observer seulement les changements de sa vie au regard du temps écoulé. Il ne doit pas se préoccuper forcément des performances et des résultats concrets qui sont survenus. Il doit s’occuper d’un mouvement.
Cela signifie quoi ? De quel mouvement s’agit-il ?
Nous fêtons l’Épiphanie. Une fête que nous célébrons en France traditionnellement le deuxième dimanche après Noël (en Pologne par exemple, depuis la chute du socialisme, c’est toujours le 6 janvier). Et cette fête, plus ancienne encore que Noël, a un message pour nous. Dans notre première lecture, nous trouvons le motif de la lumière dont je vous ai déjà parlé dans ma réflexion du jour de Noël (cf. Is 9,1-6). Aujourd’hui, nous retrouvons ce motif dans le sens de « se mettre debout pour marcher vers la lumière », vers la clarté. Ce fut le cas « des mages venus d’Orient », qui ont vu et suivi « l’étoile » annonçant la naissance du « roi des Juifs ».
Ce n’est pas un hasard si je reviens à la liturgie de la Parole de la nuit de Noël. Cette nuit-là, l’évangile selon saint Luc nous a présenté des bergers qui, après le message de l’Ange du Seigneur, ont quitté leurs champs pour « trouver le Nouveau-né » (cf. Lc 2,1-20). Et il existe un lien fort entre les bergers – des gens complètement marginalisés – et les mages, des gens cultivés représentant l’élite de l’époque. A première vue tout les sépare, sauf leur mouvement vers le Nouveau-né. Ils se sont mis en chemin en laissant de côté leur statut social. Ils se sont laissé guider par Dieu. Et cela n’était pas évident, ni pour les uns ni pour les autres.
Je commence par les bergers. Considérés comme des gens impurs selon la Loi, ils n’avaient même pas le droit de témoigner devant les tribunaux. Pour se rendre à la rencontre du Nouveau-né, ils ont dû laisser derrière eux la position que leur prescrivait la société. Et avec leur joie, ils sont devenus des témoins du Christ pour les autres.
Quant aux mages, ils étaient certes bien instruits, mais considérés comme des païens au regard de la religion juive. Eux aussi ont dû franchir la ligne imposée par leur culture et leur propre religion.
Un tel « mouvement » ne fut pas celui du roi Hérode, entouré de spécialistes de la « Bible ». Il déclara vouloir rendre hommage à Jésus mais ne bougea pas. Il n’avait pourtant qu’à parcourir 8 km environ – de son palais de Jérusalem jusqu’à Bethléem.
Sœurs et Frères, si j’évoque ces textes de la Bible, c’est parce que j’ai l’impression qu’ils se réalisent encore aujourd’hui. Ainsi en France, nous constatons que, de plus en plus chaque année, des adultes et de jeunes adolescents demandent le baptême dans notre Église. On pourrait dire qu’ils viennent de « nulle part », parce que personne de leur entourage n’est catholique ; mais après leur propre expérience de la vie, quelquefois difficile, ils ont le désir de rencontrer Jésus.
Et nous les catholiques, alors que nous avons tous les « éléments » pour aller à la rencontre du Christ, nous ne le faisons pas. Alors que notre église ne se trouve qu’à quelques kilomètres et que nous avons les moyens de nous déplacer, il nous est difficile d’aller à la messe de dimanche. Et pourtant, nous sommes témoins que, depuis le tout début, Jésus n’arrête pas de réparer, d’améliorer et de faire resplendir la vie des femmes et des hommes de différents horizons intellectuels et sociaux. Mais ce qui nous unit tous, c’est de se mettre en mouvement pour Le rencontrer.
Alors, mettons-nous en chemin, Il nous attend pour nous rendre heureux !
BONNE ANNÉE 2025 à TOUTES et à TOUS, pleine d’espérance en cette Année de Jubilé, proclamée par notre Pape François à Noël. Soyons, nous les chrétiens, « Pèlerins d’espérance » – sourire,
Avec ma prière
Votre frère Bogdan
P.S. Quelqu’un qui est abonné à mes réflexions m’a dit n’avoir pas reçu celle de Noël. Et pourtant, j’ai fait mon boulot - sourire. Dans ces cas-là, c’est bien de regarder dans les spams si le mail n’y est pas. Sinon on peut se réabonner sur le site de la Paroisse, où l’on trouve d’ailleurs mes réflexions. Par contre, je ne peux pas faire grand-chose pour les bugs informatiques – clin d’œil.