Regroupe trois villages: GIGEAN, POUSSAN et MONTBAZIN
Père André Zontek - P. Jean-Rémi Razafimahatratra, vicaire. ANNONCES DU 30 avril au 10 mai 2026(Historique de l'agenda) |
15. Mt 21, 33- 43, XXVII Dimanche du Temps Ordinaire, Réflexion 2020
Ce dimanche pour la troisième fois consécutive, Jésus évoque la vigne. Cette fois-ci nous avons une parabole « des vignerons homicides » ; c’est-à-dire « une « allégorie » où chaque trait du récit a sa signification : le propriétaire est Dieu ; la vigne, le peuple élu, Israël (première lecture) ; les serviteurs, les prophètes ; le fils, Jésus, tué hors des murs de Jérusalem ; les vignerons homicides, les Juifs qui ne croient pas en Jésus ; l’autre peuple à qui sera confiée la vigne, les païens et les juifs croyants »*.
Mais nous savons tous que la parole de Dieu est toujours adressée à chacun de nous. Et dans son discours à ses auditeurs, Jésus (déjà à Jérusalem et à la veille de sa Passion), cite un psaume : « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire » (Ps 118, 22-23). Cette pierre angulaire a été l’élément premier de chaque nouveau bâtiment. Elle a été le support de toute construction. Elle a uni tous les murs extérieurs. À l’époque, sur elle, était inscrit le nom du constructeur. Sans la pierre angulaire, il n'y a pas de construction solide.
Notre vie a besoin de fondements. Notre christianisme a également besoin de pierre angulaire. Pour tout ce que nous avons l’intention de faire, nous avons besoin d’un point d'appui. Mais aussi pour les questionnements qui n’ont pas encore trouvé de réponses dans notre vie. Nous voulons sentir ce point d'appui dans notre cœur. S’il ne vient pas de Jésus, il viendra de notre orgueil à croire que nous pouvons tout faire sans son aide, comme c’était le cas des chefs des prêtres et des anciens et de beaucoup de Juifs.
Chacun de nous a obtenu de Dieu la vie et survit dans des conditions différentes. Notre vie est la vigne, qui doit porter des fruits. Cela est possible pour chacun de nous. Car ces fruits permettent de développer l’amour de Dieu, l’amour de soi et l’amour des autres hommes. Dans un autre évangile, le scribe dit à Jésus : « L'aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices». Jésus lui répond : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » (Mc 12, 33-34).
Jésus vivant en nous ne peut pas fermer notre cœur à nos frères. Au contraire, son Esprit peut transformer notre vie, parfois « stérile et sans joie ». Il peut le faire à tel point que mon prochain pourra goûter des fruits de sa présence en moi : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi » (Ga 5: 22-23a).
*******
* selon la note de la Bible de Jérusalem, édition Cerf 2000