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Père Bogdan LESKO, curé.

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28-07-2019 Foire aux ânes-Gigean

Le sacrement de réconciliation est également appelé sacrement du pardon, de pénitence, ou encore confession. Ce mot vient du latin confiteri, « avouer ».

QU’EST-CE QU’UN PECHE ?

 

Celui-ci est une action commise, ou une intention, voire une parole dite, en toute liberté, pour commettre le mal envers Dieu ou envers son prochain. Le péché est d’abord un manque d’amour. Il entraîne, pour celui qui l’a commis ou pour celui qui en est victime, un éloignement de la justice, de la vérité, de l’espérance, en un mot du Royaume de Dieu.
Face au péché, le pardon permet de ne pas rester emprisonné dans le poison de la culpabilité et de la faute. Il permet de renouer avec Dieu les liens essentiels rompus par la faute de l’homme. Il rétablit l’alliance, temporairement rompue par le péché, entre Dieu et l’homme. Pour le croyant, l’amour que Dieu lui porte est plus fort que ses ruptures.

RECONCILIATION

Confession. C’est l’ancien nom du sacrement de réconciliation. Il désigne d’abord la confiance en Dieu, puis, par voie de conséquence, l’aveu des fautes par le pénitent. C’est une démarche libre, courageuse et loyale. Sur le plan psychologique, il peut avoir un effet libérateur. Pour le croyant, cet acte manifeste la reconnaissance de l’amour fidèle de Dieu et la volonté d’en vivre à nouveau.

Contrition. Désigne l’attitude de la personne qui vient demander le sacrement. Celle-ci doit être lucide, reconnaître qu’elle a mal agi, regretter d’avoir blessé l’amour des autres et de Dieu, qu’ainsi elle a fait du tort à la communauté humaine et à l’Eglise. Il ne s’agit pas du remords, qui est lié à la culpabilité. La contrition conduit simplement la personne à vouloir changer sa manière de penser et de vivre, et à réparer, d’une façon ou d’une autre, les dommages causés chez les autres ou en soi-même.

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Aveu. Par sa propre parole, le croyant reconnaît le caractère néfaste de l’acte qu’il a commis. En l’avouant au prêtre, il s’en libère. Le prêtre peut alors lui accorder le pardon et la paix de Dieu.
Se reconnaître coupable devant Dieu, c’est entrer avec Lui dans une démarche de confiance.

Absolution. Ce mot est emprunté au vocabulaire juridique latin. Absolutio désignait l’acquittement d’un accusé au terme d’un procès. Pour le sacrement de pénitence, le pardon des péchés est une absolutio, non pas parce que le pécheur est innocent, mais parce que le Seigneur lui rend son innocence par le pardon. Il restaure sa liberté de pouvoir le choisir pleinement … ou de le refuser plus profondément encore qu’auparavant. Il restaure ainsi, en plénitude, la grâce du baptême.

Pénitence. Désigne l’engagement pris de réparer le dommage causé, matériellement ou symboliquement. Le « pénitent » est le croyant qui vient demander le sacrement de réconciliation.

SENS DU SACREMENT DE RECONCILIATION

« Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » (Mt 11,25-30).

L’amour de Dieu est plus fort que nos ruptures. La réconciliation, face à Lui, par l’intermédiaire du prêtre, permet à chacun d’exercer sa liberté, de reconnaître son manque d’amour et d’être capable d’un véritable changement.
Le sacrement de réconciliation n’est pas, contrairement aux nombreuses idées reçues qui circulent à son sujet, un tribunal, ou encore un simple exercice de psychologie. Il s’agit de progresser, face à Dieu, vers plus de vérité, d’espérance, de charité. C’est une démarche de pénitence, de pardon et de réconciliation qui oriente le croyant vers une nouvelle conversion.

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LE SACREMENT DE RECONCILIATION PEUT-IL ETRE DONNE DE MANIERE COLLECTIVE ?

Dans les années 1970, les célébrations pénitentielles avec absolution collective se sont multipliées. Puis, pour une meilleure compréhension des conditions requises pour ce sacrement, il a été décidé que de telles célébrations ne donnaient plus de place à la rencontre personnelle du pénitent avec le prêtre. Dans ce contexte, il n’y avait plus d’aveu formulé personnellement, dans le secret de la rencontre.
En revanche, de telles célébrations sont possibles uniquement en cas de périls imminents comme : guerres, persécution, catastrophes naturelles, accidents mettant en danger la vie de nombreuses personnes.

COMMENT SE DEROULE LE SACREMENT ?

Dans l’histoire de l’Eglise, ce sacrement, depuis la pénitence publique d’hier jusqu’aux confessions individuelles d’aujourd’hui, est resté le même : l’aveu des fautes est toujours demeuré secret et l’exigence d’une pénitence pour recevoir l’absolution a persisté au fil des siècles.

Aujourd’hui l’Eglise insiste plus sur la puissance sans limite du pardon de Dieu, sa miséricorde, que sur la gravité du péché.
En présentant le sacrement du pardon de Dieu sous une forme de réconciliation, l’Eglise catholique propose une ouverture vers l’avenir. Au lieu de se tourner vers le passé de l’homme pécheur, elle lui permet de s’ouvrir tout entier à la dimension d’avenir que Dieu lui offre.

Le sacrement de réconciliation se déroule en quatre temps :

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1. L’accueil mutuel.
Le prêtre accueille, au nom du Christ et au nom de l’Eglise, celui qui se tourne, à travers lui, vers Dieu.
Si nécessaire, il peut être utile, tout en restant anonyme, de donner quelques précisions personnelles : âge, famille, responsabilités….

2. L’écoute de la Parole de Dieu.
Elle annonce la réconciliation en même temps qu’elle invite à la conversion, à la pénitence. Elle doit éclairer l’ensemble du sacrement, en aidant à discerner le péché. Ainsi naît et se développe la contrition dont dépend la vérité de la pénitence.

3. L’aveu des fautes.
Le prêtre entend les péchés dont souhaite se délivrer celui qu’on appelle le « pénitent ». Le mot « confession » est ici à entendre dans ces deux sens. Il ne se réduit pas au seul aveu des fautes. Il consiste également à dire sa foi.
Puis le prêtre recherche un signe de conversion et de pénitence qu’il propose au nom de l’Eglise.
Ce peut être une prière, une suggestion de partage, ou d’effort pour sortir de soi-même, de ses habitudes et, surtout, se mettre au service du prochain. Ce signe de conversion et de pénitence est un engagement de rupture avec le péché et de conversion personnelle.

A savoir : le droit de l’Eglise catholique oblige le prêtre à respecter le secret total sur les
aveux qu’il reçoit.

4. L’accueil du pardon de Dieu.
Le prêtre, au nom du Christ, pardonne les péchés et « remet en route » la personne. Il prononce ces paroles ; «Que Dieu Notre Père vous montre sa miséricorde ; par sa mort et la résurrection de son Fils, Il a réconcilié le monde avec Lui et Il a envoyé l’Esprit Saint pour la rémission des péchés : par le ministère de l’Eglise, qu’il vous donne le pardon et la paix. Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, je vous pardonne tous vos péchés. »
Dans cet acte sont engagés le prêtre qui donne l’absolution et le pénitent qui manifestera ensuite, dans sa vie, les fruits du pardon.

Ces quatre temps du sacrement, prévus pour la confession individuelle, se retrouvent aussi dans le déroulement des célébrations communautaires de la réconciliation qui se déroulent régulièrement dans les paroisses.

POURQUOI SE CONFESSER A UN PRETRE PLUTOT QU’A DIEU ?

Certes Dieu n’a pas besoin d’intermédiaire. Il est libre d’agir comme Il veut. Mais c’est avec des hommes qu’Il agit. Lui-même s’est fait homme, par Jésus-Christ. Nous avons besoin de signes pour discerner l’authenticité, la justesse de nos pensées et de nos actes. Cela passe par des gestes humains. C’est la raison pour laquelle, dans le sacrement catholique de réconciliation, un prêtre est indispensable.
La réconciliation personnelle avec Dieu par l’intermédiaire d’un prêtre est un moment important dans la vie du chrétien.
Se confesser , ce n’est pas faire un catalogue de tous ses péchés, mais essayer de regarder sa vie à la lumière de l’Evangile. C’est ainsi qu’on peut découvrir la grandeur de l’amour de Dieu. C’est face à l’amour de Dieu que le chrétien prend conscience de tous ses manques d’amour envers lui et les autres. Se réconcilier, c’est s’engager à aimer davantage.

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Dans ce cadre, le prêtre n’agit pas en raison de ses compétences, de son intelligence personnelle ou de ses qualités de bon psychologue…. Même si tout cela est évidemment important.

Le prêtre agit au nom du Christ qui a donné à ses apôtres et à leurs successeurs le pouvoir de pardonner les péchés. Le prêtre est là comme témoin de la communauté chrétienne, atteinte par nos actes. Il a reçu de l’Eglise le pouvoir de pardonner.

QUAND DOIT-ON SE CONFESSER ?

Durant l’année, les grandes fêtes religieuses peuvent servir de repères pour revenir vers Dieu par le sacrement de réconciliation. On peut se confesser à l’approche de ces fêtes. Le temps de l’Avent, du Carême, lors d’une célébration pénitentielle proposée par la paroisse.

Il est plus facile de se confesser quand on le fait régulièrement.

L’Eglise recommande d’ailleurs de se confesser une fois par mois.

Dans les grandes villes comme à Paris certaines paroisses proposent le sacrement de réconciliation presque en permanence (toute la journée un ou deux prêtres se tiennent à la disposition de ceux qui veulent se confesser).

DANS NOTRE PAROISSE

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L’Abbé Michel PLAGNOL confesse chaque premier vendredi du mois. Il est tout à fait possible de lui demander de se confesser en dehors de ce jour là. Le voir à la sortie des messes en semaine est plus favorable ou bien prendre rendez-vous avec lui soit demander un rendez-vous en passant par le secrétariat.

DIVORCES REMARIES FACE AU SACREMENT DE RECONCILIATION

Il est bien question de DIVORCES REMARIES.

Le droit de l’Eglise demande aux personnes divorcées et remariées de se tenir à l’écart du sacrement de la pénitence et de la réconciliation, comme de la communion eucharistique.
Mais le sacrement du pardon n’est pas le seul mode d’expression pour une démarche pénitentielle Il existe ainsi d’autres manières de se réconcilier avec Dieu, avec les autres et avec soi-même. Par exemple, un pèlerinage, la lecture d’un psaume ou d’une page d’évangile, sans oublier une démarche personnelle de pardon envers une personne que l’on aurait pu blesser, peuvent revêtir un caractère pénitentiel non sacramentel. La réconciliation et alors accordée dans le secret du cœur de Dieu, toujours riche en miséricorde et en pardon.

De plus il est toujours possible de rencontrer un prêtre non pour recevoir le sacrement du pardon mais pour simplement faire une relecture de sa vie à la lumière de l’Evangile.

CHEZ LES AUTRES CHRETIENS

Pour les protestants et les anglicans, le Christ est le seul médiateur entre Dieu et les hommes. Les Protestants se confessent directement à Dieu dans une prière personnelle, dans laquelle ils reconnaissent leurs fautes et implorent le pardon.

Les Eglises anglicanes, issues au XVIe siècle d’un schisme voulu par le roi Henri VIII d’Angleterre, pratiquent l’écoute des péchés par un prêtre, mais sans lui reconnaître la valeur d’un sacrement.

Les orthodoxes ont la même conception du sacrement de pénitence que les catholiques. La confession des péchés est précédée par un temps de prière personnelle, puis le prêtre amène le pénitent devant l’icône du Christ
Les fidèles peuvent aussi recevoir l’absolution sans aveu juste avant chaque communion.

(Source HORS SERIE DU PELERIN 50 clefs pour comprendre les sacrements)