Regroupe trois villages: GIGEAN, POUSSAN et MONTBAZIN
Père Bogdan LESKO, curé.

ANNONCES DU 22 au 30 JUIN 2019

(Historique de l'agenda)

Dans le cadre de la Célébration eucharistique, l’ars celebrandi se réfère à la participation intérieure et extérieure du célébrant et de l’assemblée. Il souligne l’importance d’éprouver un sentiment vif de contemplation émerveillée, presque de stupeur sacrée , face au Mystère de Dieu qui se révèle et nous donne ses richesses dans la Sainte Eucharistie.

Il exige un silence réceptif et une réaction de prière qui procède de l’écoute des coeurs ouverts à l’action, cachée mais puissante, de l’Esprit Saint.

L’ars celebrandi impose de sérieuses exigences au prêtre qui célèbre le Sacrifice eucharistique: la conscience du ministère reçu lors de l’ordination ( agnosce quod agis, imitare quod tractas ) et la conscience qu’il agit in persona Christi et en tant que ministre de l’Église universelle. Il incite le prêtre à approfondir sa connaissance de la liturgie, de l’Écriture et de la théologie et souligne l’importance de la formation continue des prêtres qui exercent le ministère. En réalité, de nombreux abus liturgiques sont souvent causés par l’ignorance ou par une fausse conception de la liberté (Redemptionis Sacramentum, 7, 9).
L’ars celebrandi aide le prêtre à avoir une attitude pleine de foi et une posture disciplinée lors de la Messe. D’un côté, il ne peut pas s’isoler des présents, de l’autre, il ne doit pas devenir lui-même le protagoniste. La liturgie n’est pas en premier lieu ce que nous faisons mais ce que nous recevons dans la foi.
Quant aux autres participants à la célébration de l’Eucharistie - les servants d’autel, les lecteurs, le choeur, etc. - l’ars celebrandi exige d’eux une bonne préparation, la foi, l’humilité et une attention centrée sur le mystère sacré plutôt que sur soi.
Quand la Messe est célébrée dans cet esprit, elle nourrit la foi et l’exprime avec force - lex orandi, lex credendi. Grâce à une compréhension véritable du rôle des normes liturgiques, une telle célébration est exempte de toute banalisation et de toute désacralisation. Elle renvoie chez lui le peuple de Dieu après l’avoir nourri de manière appropriée, revitalisé spirituellement et envoyé de manière dynamique pour évangéliser .
Le rôle de l’Évêque diocésain en matière de promotion de l’ars celebrandi est d’une importance cruciale (cf. Sacrosanctum Concilium, 41; Instrumentum Laboris, 52). Les Messes célébrées dans les cathédrales, dans les grands sanctuaires et centres de pèlerinage, ainsi qu’à l’occasion de grands rassemblements de fidèles doivent être des modèles en matière d’ars celebrandi.
S.Em. le Card. Francis ARINZE , Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements(CITÉ DU VATICAN) Interventions au Synode des évêques, vendredi matin 7 octobre 2005